Les grottes qui se traversent, et les pistes qui ne mènent nulle part !

Publié le par Brigitte

Dimanche 21 juin 2020, randonnée pédestre, Diois , 21 km, 1258 m D+ en 9 h

Nous voilà en route au départ du petit village de Mensac près de Chatillon en Diois, pour une montée ombragée vers les grottes de Pellebit. Le sentier est agréable, bien balisé, et après une partie plus raide il nous amène au pied d'une grande falaise , où nous trouvons une première grotte. (D'après le topo on en a loupé une perchée sur un balcon mais je n'ai pas vu comment y accèder. )

Donc , notre première grotte, d'où souffle un petit air bien froid, vaut bien un visite. Les photos au flash révèlent des roches de différentes couleurs, on y trouve aussi des gouttes d'eau qui brillent de mille feux, et un boyau humide pour grimper dans les étages à l'aide d'une corde fixe, mais nous n'avons pas de jumars.
Nous mangeons un morceau près de l'entrée, il fait frais et c'est en tenue "speleo", pantalon et Kway usagé, que je m'installe !

 

Approche
Approche

Approche

Vue sur la vire d'Archiane (où j'aimerais bien retourner !)
Vue sur la vire d'Archiane (où j'aimerais bien retourner !)

Vue sur la vire d'Archiane (où j'aimerais bien retourner !)

Première grotte
Première grotte
Première grotte

Première grotte

On dérange un peu les insectes !

On dérange un peu les insectes !

Les grottes qui se traversent, et les pistes qui ne mènent nulle part ! Les grottes qui se traversent, et les pistes qui ne mènent nulle part !
Les grottes qui se traversent, et les pistes qui ne mènent nulle part !
Les grottes qui se traversent, et les pistes qui ne mènent nulle part ! Les grottes qui se traversent, et les pistes qui ne mènent nulle part !

En continuant à longer la falaise, on tombe sur la seconde grotte. Contrairement à la première, où l'on pouvait progresser sur 100 m, cette fois la visite est rapidement interrompue par un puits très profond. Nous n'avons pas vu d'équipement,mais les spéléologues la fréquentent.

La grotte au puits
La grotte au puits

La grotte au puits

Quittant cette fois le sentier balisé, nous poursuivons en longeant la falaise jusqu'à la crête, herbeuse et ensoleillée, qui contraste avec le versant Nord. On distingue au loin et en dessous des pistes forestières , qui doivent nous servir pour la descente ... juste un peu trop de pistes forestières !

Crête et vue sur le Jocou
Crête et vue sur le Jocou

Crête et vue sur le Jocou

Pour l'heure nous cherchons la troisième grotte. Il s'agit d'un tunnel, dont l'entrée est en contrebas de la crête, sous un reste de cabane de chasseur (un enchevêtrement de planches en fait !) . Nous passons juste à côté une première fois sans la voir, mais nous rebroussons très vite chemin pour distinguer le trou un peu perdu dans la végétation. Ce tunnel se nomme la Baume de Courtinasse.
Long de 70 m, sa voute s'abaisse sur quelques mètres, imposant de passer couché ou semi-assis. C'est sans difficulté . De l'autre côté, le plafond remonte, le sol aussi d'ailleurs. En une minute, nous rejoignons la crête.

Les grottes qui se traversent, et les pistes qui ne mènent nulle part !
Les grottes qui se traversent, et les pistes qui ne mènent nulle part !
Les grottes qui se traversent, et les pistes qui ne mènent nulle part !

Bon ! Maintenant que la visite est terminée, il ne reste qu'à descendre dans ce débonnaire versant Sud laugh ... je vois bien un final vers 16 h, me tremper les pieds dans la rivière (le Bez) près du village, aller boire un coup à Chatillon en Diois ...
Le début de la descente se fait hors sentier et consiste à rejoindre une piste ....

Tranquille ...
Tranquille ...

Tranquille ...

Après une descente dans les buis et les genêts, comme dit le descriptif, on rejoint bien une large piste forestière. premier petit bémol, l'altitude ne colle pas; elle est plus basse que les 1250 m annoncés.
Nous la prenons vers la droite, parce qu'elle semble descendre vers la vallée dans cette direction, sans plus se préoccuper du topo .
Après un kilomètre sur cette piste (très ensoleillée, il fait désormais bien chaud) , second petit bémol : elle ne descend pas. Je le fais remarquer à Jérôme, mais j'espère toujours trouver un chemin vers la gauche plus loin ... et rien du tout ! Nous parvenons au bout de la piste, une sorte de ravin peu raide descend vers la gauche, et toujours sur notre idée de direction et de descente on l'emprunte ... la progression y est carrément pénible, car le "chemin" est rempli de branches dans tous les sens , une horreur !

Si cela avait continué ainsi, nous aurions peut-être fait demi-tour.  Mais à ce moment, nous avons trouvé une sorte de sente vers la droite ... toujours en direction de Mensac ... que nous avons suivie au moins 15 mn , espérant que c'était bien un itinéraire (et d'ailleurs, c'était peut-être un ancien chemin) .
Donc tout droit ... jusqu'à buter sur un promontoire avec vue sur Chatillon en Diois ... et là plus de trace ...

Les grottes qui se traversent, et les pistes qui ne mènent nulle part !

Nous sommes désormais tout près de la vallée ... du coup on descend à travers bois (plein de griffes , un bois très agressif !) ... et le bois se raidit ... on traverse un ravin escarpé vers la droite ... de nouveau un petit promontoire, 150 m au dessus de la route ... l'éperon se rétrécit et se raidit ... c'est la fin ! Impossible de passer !

Là je râle depuis un moment déjà  (car en général dans ces situations Jérôme insiste toujours en pensant qu'on finira par trouver un passage , et moi je pense que ces situations sont très accidentogènes et qu'il faut faire demi-tour dès les premiers doutes  !) 
Devant l'évidence, il finit par adopter ma solution : tout remonter jusqu'à la piste (e pleine chaleur et avec bien peu d'eau désormais) , et la prendre dans l'autre sens .

Ce qui est cool c'est que nous sommes le jour du solstice, nous avons du temps devant nous, et des lampes (vive la spéléo)

Vers 18 h, nous avons déjà retrouvé le bon chemin de descente. Cette fois il n'y aura pas d'erreur .

Mais pour l'anecdote, ça s'est joué à peu de choses : encore un choix cornélien entre une grande piste et un petit sentier . J'ai insisté pour le petit sentier .... par chance ... car là encore la grande piste allait se perdre dans le fond de vallon, sans déboucher !!!

L'affaire se termine au resto à Chatillon, en bord de rivière , après cette balade bien plus longue que prévu !

Méfiez vous des pistes forestières sans balisage mais avec des petits numéros sur les arbres laugh et des falaises qui dominent les gorges des Gâts (qui m'ont donné envie de retrourner au col de Grimone à vélo)  !

Les grottes qui se traversent, et les pistes qui ne mènent nulle part !
Les grottes qui se traversent, et les pistes qui ne mènent nulle part !

Publié dans rando-spéléo

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