Saou, y a pas de lézard !

Publié le par renarde1

Mardi 12 mai 2009, Saou, escalade

Nous avons bien hésité, ce lundi, pour choisir l'activité du lendemain ... ski ... ou pas ? L'isotherme est décidemment trop élevé, le regel une chimère, et on annonce même des orages matinaux. Pas de quoi se motiver pour se lever à 3 heures du matin, sûrement pas.

Surtout que je suis atteinte d'un accès de paresse et de léthargie poussé à l'extrême ce mardi.

Laure et moi adoptons le plan B  : une grande après-midi d'escalade à Saou. Ce sera la reprise, nous n'avons pas grimpé depuis l'année dernière. Cette phrase "c'est la reprise" reviendra comme un leitmotiv tout l'après-midi, pour excuser tous nos micro-buts et autres petits reculs devant l'adversité.

 
Les rituels de préparation : les chaussons .... le baudrier ........le noeud !

Il fait beau, un peu trop chaud mais un léger vent rend la chaleur supportable. Comme d'habitude en semaine, il n'y a pas un chat dans la falaise !

C'est la reprise : on a donc le droit de commencer par un petit 5b d'une quinzaine de mètres que je connais par coeur : le blues des fourmis. Lesquelles fourmis se baladent dans la voie avec aisance.

 


On continue par la voie "Christophe", un 5c facile mais long que je connais bien aussi ; c'est une belle voie, bien équipée et sans surprise. La cotation est un peu au-dessus de la réalité.

Deux mètres à gauche et j'attaque "pulsions primitives" (5c)  . Après un petit pas bien délicat et haut au-dessus du clou , j'aperçois une grosse chaîne de relais. Je suis loin d'avoir atteint le haut de la voie mais tout à coup, l'envie m'a quitté de sortir au sommet ! C'est la reprise ...

Laure a envie de grimper un peu en tête, mais comme "c'est la reprise", elle préfère un 5b . Nous allons donc visiter "Check-up total" , une longue voie à côté de laquelle se trouve "Quoi de neuf docteur", un 6a somptueux que j'ai la fierté d'avoir grimpé en tête un jour faste ! Après un essai, Laure me laisse finir "Check-up total" que je trouve très sympa, un soupçon engagée mais sans plus ; le seul pas un peu fin est très protégé.

Pour un intermède plus facile, je lui propose la première longueur du pilier du soleil. Elle n'en fera qu'une bouchée en tête. Les points sont déjà un peu espacés, mais elle en saute un, effectuant pas loin de 10 m, certes faciles, au-dessus du spit !

Pour terminer, nous allons rendre visite au "Lézard émietté"(coté 5b)  . J'avais déjà gravi cette voie avec Pierre, et j' avais gardé le  souvenir de quelque chose de bizarre, sans savoir pourquoi.
On a compris maintenant !
Au début de la longueur, les points sont espacés de 5-6 m . C'est tolérable tant que la paroi ne se redresse pas. Ca devient franchement stressant dans le haut, plus difficile et raide, je dirais même que c'est carrément dangereux et nous avons renoncé toutes les deux, en redescendant sur un maillon à attache rapide. 
Six mètres entre les points,signifie chuter de 12 m voire un peu plus dans le cas le plus défavorable. C'est énorme, surtout avec une partie basse relativement peu raide avec des petites vires et bossettes. Je ne vois pas l'intérêt d'un tel engagement dans une voie de difficulté moyenne. Les points devraient être nettement plus rapprochés dès lors que les pas dépassent la difficulté moyenne de la voie. C'est certain qu'un grimpeur de haut niveau ne doit pas voir les subtiles différences entre 5a et 5c ...

Je préfère les lézards entiers !
Je ne retournerai plus dans "lézard émietté "!

 

Publié dans escalade

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