Une vallée accueillante

Publié le par renarde1

Samedi 16 mai 2009, Col de la Sassière(2841m) ,ski de randonnée 1100 m D+

Peu avant 7 heures ce matin, nous arrivons au hameau de la Savonne, au dessus de Ste Foy Tarentaise, et non loin des célèbres stations de Tignes et Val d'Isère.


Massif du Mt Pourri et mer de nuages

Ce n'est pas tout près de Valence, et le réveil a une nouvelle fois sonné bien tôt ; en plus j'ai super mal dormi, je vais le payer un peu plus haut.
L'endroit est splendide : jolis chalets en bois et en pierre, torrents bondissants et vertes prairies fleuries. Nous commençons la montée à pied sur une petite route non goudronnée, qui mène vers le refuge du Ruitor.

 
Malgré l'aspect estival des lieux, la neige ne tarde pas à faire son apparition; cependant nous ne chaussons les skis que sur le grand replat où se trouve le refuge du Ruitor.
L'endroit est tellement accueillant que Benoît en arrive presque à souhaiter de casser une fixation pour buller au soleil sur la terrasse d'un de ces chalets sans culpabiliser . Belle mentalité !

En attendant nous nous élevons dans des pentes un peu plus soutenues, puis douces, jusqu'au pied d'un petit couloir qui paraît assez redressé. A droite, se trouve notre objectif initial : le Bec de l'Ane  (ils ont des ânes bizarres dans le coin). Mais le couloir que nous voulions descendre est goulotté et il y a pas mal de boules ... on sent le but approcher à toute vitesse.  On espérait de la poudreuse après la perturbation de jeudi/vendredi, où est-elle passée ?


Vue vers l'Italie

Pour aller jusqu'au col il ne faut guère s'élever de plus de 1050 m, mais j'en bave beaucoup dans les 200 derniers mètres. Il fait chaud et avec le manque de sommeil, je me sens faible et j'avance très lentement. Je n'ai guère envie d'aller plus loin que le col de toutes façons mais je suis surprise de constater que les autres ne sont pas plus motivés que moi ! 

Le col est sur la frontière italienne ; nous nous déplaçons d'un côté à l'autre pour voir la Grivola et le Grand Paradis ... puis c'est la descente, il ne faut pas trop tarder si on veut avoir une neige correcte. 

Le haut est bizarre, il y a de la neige croûtée sous la minuscule couche de poudreuse !  C'est une neige qui oblige à skier bien en appui sur l'avant des chaussures, un bon exercice pour corriger mes défauts.

 
Le petit goulet, neige encore un peu délicate

La suite est excellente, sur du névé tout juste revenu , jusqu'au plan où se trouve le refuge. 


Rivière à sauter : on a le choix pour la réception ! Avec un peu de neige c'est mieux !

A cet endroit ,en imitant mes compagnons, je fais une chose rigolote pour la première fois de ma vie : je prends un peu d'élan dans la pente pour sauter un ruisseau profond et étroit (bain jusqu'aux genoux et plus en cas de ratage). J'atteris de l'autre côté du ruisseau et comme je viens de refarter mes skis , ma vitesse me fait glisser sur l'herbe ! Trop drôle ! Il faut dire que pour moi, le saut à skis (même petit, le saut) est un monde inconnu, j'ai appris à skier tard et ... précautionneusement. 

 
La sortie se termine par un café au premier petit resto rencontré en descendant, en terrasse, dans un décor de carte postale. Bon , on a loosé, bousé et tout ce que vous voudrez, mais ce que c'était beau ce coin !

Ce soir, c'est l'été, la piscine est maintenant à 20°C et j'ai pu nager un peu histoire de me remettre en forme!

Publié dans Ski de randonnée

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