La magie du Mt Noir blanc (et non la magie noire du mt Blanc !)

Publié le par renarde1

Dimanche 5 février 2012, ski de fond, Coulmes, 25 km, 800 m D+ 

 

Lorsque nous montons vers Le Faz ce matin, les très grands froids sont déjà derrière nous. Il a fait -21°C dans ce village, et il doit faire encore -15°C, mais l'absence de vent après le mistral déchaîné et glacial de la veille rend tout plus facile !

 

Après un essai en voiture sur la route qui mène à la Patente, il faut se rendre à l'évidence, ça ne passe pas sans  pneus neige. Comme on n'a pas envie de mettre les chaînes, reste l'option  "partir à skis de là", ce qui rajoute 4,5 km et moins de 300 m D+

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Sur la route du faz : tellement beau que je fais arrêter la voiture !

Par contre en skis de skating, donc dépourvus d'écailles,  je n'aime pas faire la montée dans les petits chemins non tracés ! Ce sera donc la route qui nous servira de piste de fond, la cohabitation avec les 5 voitures qui nous doubleront à petite vitesse se passe bien.

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Route, piste, c'est pareil !

 

Dès le début l'environnement est fascinant car tous les arbres sont enneigés, jusqu'aux plus fines branches ... avec ça un soleil et un ciel bleu magnifique.  A la fin de la route, en pénètrant sur le domaine cela devient carrément magique.

 

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Je ne sais plus où donner de la tête ... superbe ! 

 

L'effort de la montée permet de progresser avec seulement deux petites couches de vêtements, des gants polaires, et un bonnet. On sent bien quand même que la neige "crisse" , signe qu'il gèle très fort. Elle ne glisse pas très bien d'ailleurs (normal) .

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Photo spéciale Olive ... 5 fois le col du mt Noir dans la même journée ... crois-tu que j'arriverai à en faire quatre ? 

 

Nous arrivons au Col du Mont Noir ... c'est marrant comme ces lieux si familiers sont modifiés en hiver !

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Notre itinéraire continue le long de la route, par la longue descente (presque) jusqu'au col de Romèyère . La descente, c'est une autre paire de manche, on sent vraiment le froid intense, je dois mettre les moufles. On s'arrête au-dessus du col, au niveau d'un grand hangar en bois clair qui abrite la dameuse de la station. Un pisteur sympathique nous accueille chaleureusement, il va jusqu'à nous déneiger une table de pique-nique et nous donnera de précieux renseignements pour un retour hors-pistes.

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Le sandwich avalé avec du thé chaud, nous remontons via Les Prés à la Cabane du Serre du Satre, puis aux Croisettes . 

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Vers "Les prés" 

 

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Refuge du Serre du Satre 

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Ski en pleine forêt  

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Désolée ... encore une ... je ne m'en lasse pas !

 

C'est là que part un sentier  balisé en vert et jaune, fréquenté par les randonneurs en raquettes, qui va nous ramener au Faz dans une forêt époustouflante ... la neige est poudreuse et légère, facile à skier même avec les "alumettes" de skating. Là je suis devant Jérôme avec mon habitude de foncer dans la poudreuse ! Ca ne nous empêchera pas l'un et l'autre de se prendre deux bonnes gamelles tête la première en se prenant le ski dans une branche cachée 

Le froid est redevenu "sibérien" , et la tête dans la neige ça fait froid

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Un peu de la neige plein le bonnet,  les lunettes ... mais je ne me suis pas regardée ...

Ce beau chemin nous amène direct au Faz, sans avoir à reprendre la route   Et voilà une belle balade, dans une relative solitude, l'alerte orange semble avoir effrayé les skieurs, pourtant les conditions étaient plus qu'acceptables.

 

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Olivier Buisson 07/02/2012 10:16


La suite du reportage ....erreur de manipulation


 


se voient également prodiguer des conseils sur la manière de bien attacher leur vélo, afin de dissuader les "emprunteurs".




"Quand je prends le RER, c'est une défaite." Photo Antonin Sabot/Lemonde.fr.



Il y a un autre inconvénient au deux-roues, le plus sensible évidemment : les gadins. Carine Pilosoff siffle pour se signaler aux étourdis. L’an dernier, cela n’a pas suffi. Une moto a traversé
la piste cyclable devant elle. Vol plané, "épaule en vrac", urgences. "Ma tête a tapé. Heureusement, j’avais un casque."


 Mais il faudrait plus qu'une chute pour la faire renoncer. Chaque matin, quand elle passe sur le pont qui enjambe la gare de Sucy, elle voit la foule agglutinée sur le quai.
"Je me dis que je suis privilégiée." De quoi renforcer sa motivation et repartir en danseuse.

renarde1 07/02/2012 10:45



Excellent article


J'ai beaucoup aimé tout ce qu'elle dit   ! Merci



Olivier Buisson 07/02/2012 10:12


Carine, « vélotafeuse »



Bravant la vague de froid, Carine Pilosoff a pris ce lundi son vélo pour se rendre à son travail, comme elle le fait chaque matin. Elle s’est vêtue chaudement, multipliant les épaisseurs, et a
enfourché sa monture, un preux destrier noir, tout en carbone. Mollets d'acier, mental du même alliage, elle s’est lancée pour un long bout de chemin entre son pavillon du quartier des
Bruyères, à Sucy, et son bureau derrière la place de la Concorde, à Paris. Au total, quelque 27 kilomètres qu’elle a refaits le soir en sens inverse.


Carine Pilosoff, 39 ans, est une "vélotafeuse", lire une personne qui se rend à son travail à bicyclette. Ils sont de plus en plus nombreux dans les grandes agglomérations. Mais, là, c’est un
cas d’école, une forme d'exploit quotidien même si, modestement, elle dit connaître des gens qui couvrent de plus grandes distances encore.




Pour braver le froid, Carine Pilosoff multiplie les épaisseurs. Photo Antonin Sabot/Lemonde.fr.



D'aussi loin que remontent ses souvenirs, Carine Pilosoff a fait du vélo. "Je ne peux pas m’en passer. Ca doit venir de l’enfance." Elle aime ces engins, jusqu’à les collectionner,
recueillant les vieux biclous comme d’autres recueillent les chats abandonnés. Dans son garage, on recense ainsi une dizaine de cadres plus ou moins modernes, posés ou suspendus un peu partout.


Longtemps, elle a pédalé pour sa détente, le week-end et pendant les vacances. Jusqu’au moment, en 2004, où lui est venue la nausée des transports en commun. "Le RER, c’est affolant. Il y a
tellement de moments négatifs. Je n’en pouvais plus." Elle décide donc d’essayer de se rendre au travail à vélo, y prend rapidement goût.


En 2006, quand elle choisit de déménager, Carine Pilosoff se détermine largement en fonction de cet impératif, jauge les maisons en fonction du parcours jusqu’à Paris. Elle jette finalement son
dévolu sur Sucy-en-Brie qui lui permet de longer agréablement les bords de Marne. Les trois-quarts du temps, elle roule sur des pistes cyclables même si, à Paris, celles-ci sont trop piégeuses
à son goût. "A croire qu’elles ont été faites par des gens qui n’ont jamais fait de vélo."




Le garage où Carine Pilosoff entasse les vélos. Photo Antonin Sabot/Lemonde.fr.



Sur sa tablette numérique, la cycliste montre son parcours quotidien, liste les endroits bucoliques et ceux qui le sont moins. Se succèdent ainsi les bouts droits où elle pédale en liberté, les
croisements dangereux, les lieux où il faut s’imposer aux automobilistes, ceux où il faut humblement s’effacer. "Je privilégie la sécurité et les endroits où il n’y a pas de voitures,
explique-t-elle. Je préfère faire un détour qui me fera perdre cinq minutes mais m’évitera les pots d’échappement." Un collègue n’a pas cette chance : son trajet de quinze kilomètres
se fait en permanence au milieu des embouteillages.


Carine Pilosoff raconte ce qui ressemble à une promenade : les bords de Marne sans cesse changeants, la vapeur qui nimbe parfois d’irréalité la rivière, les ragondins qui s'ébattent sur les
berges, les couleurs du printemps, celles de l’automne, les levers et les couchers de soleil, le pont où elle s’arrête souvent pour des minutes contemplatives. Elle ne se lasse pas des jolies
maisons d’architecte de l’île Sainte-Catherine, à Saint-Maur. Elle croise sur son chemin une autre population que l'habituelle masse pressée. Elle est faite de gens jamais en retard, de
flâneurs professionnels. La cycliste décrit les mamies qui nourrissent les canards, les joggers qui galopent, les badauds qui promènent leur chien.


Elle raconte aussi les lieux moins champêtres quand il faut affronter le stress de la circulation, les chauffeurs irascibles, les insultes, les klaxons, les coups de frein intempestifs. Elle ne
cache pas non plus le spleen des journées lugubres où il faut pédaler sous la pluie, avec le vent de face qui vous cingle le visage. "Ca glisse, ça freine mal, les automobilistes ne nous
voient pas. Ces jours-là, c’est vrai, on est moins nombreux à rouler. On ne croise que les plus motivés." Ils se reconnaissent, ces acharnés, se saluent. "Parfois, on tape la
discute." Et puis, aux beaux jours, les vélos se font plus nombreux, reviennent comme hirondelles au printemps.


On l’a compris, il faut un peu plus qu’une simple bruine, qu’un crachin pour briser Carine Pilosoff dans son élan. Même les jours de neige, elle trouve plus d’avantages esthétiques que
d’inconvénients pratiques à ce manteau blanc et glissant.


En fait, seul le verglas, le vrai, celui qui fait de la route une patinoire, peut avoir raison de sa résolution. Il lui faut alors retourner vers la gare du RER, la tête basse. "Je le vis
chaque fois comme une défaite. Je monte dans le wagon, me retrouve entassée et, aussitôt, je le regrette. Je jure qu’on ne m’y reprendra plus."




Seul le verglas peut avoir raison de sa résolution. Photo Antonin Sabot/Lemonde.fr.



Carine Pilosoff met entre une heure et une heure et quart à faire son trajet de porte à porte, peu ou prou, dit-elle, le même temps qu'en transports en commun. Ce chrono signale tout de même
une pédalée alerte, presque "tourdefrancienne"."Avec un minimum de condition physique, vous y arrivez, tempère l’intéressée. Il faut juste réguler son effort. Dans dix ans, je ne
roulerai pas pareil, c'est sûr. Mais, régulièrement, je croise des gens plus âgés que moi qui vont aussi au travail à vélo. C’est plutôt une activité qui conserve. Mon père en fait toujours à
soixante-dix ans."


Un palliatif, une petite tricherie est toujours possible: les engins à assistance électrique. Mais n’en parlez pas à notre puriste. "Un vélo, c’est fait pour pédaler." Parfois, elle
avoue cependant des coups de fatigue, notamment en fin de journée, quand il faut affronter la côte qui mène à son pavillon, un méchant casse-pattes où les voitures vous frôlent comme si vous
n’existiez pas.


Lorsqu’elle arrive à son travail, habillée comme une alpiniste l’hiver, en short l’été, Carine Pilosoff endure parfois les remarques ironiques de ses collègues. On la compare tantôt à un
coursier avec sa sacoche dans le dos, tantôt à un Playmobil avec son casque et son gilet fluo. "On sourit, on rit mais ça ne va pas plus loin. Parfois, on me dit que j’ai du mérite, que
c’est super. Je réponds que c’est ceux qui prennent les transports en commun qui ont du courage."


Carine Pilosoff a un accessoire presque aussi important pour sa pratique qu’une selle et des pédales : une douche sur son lieu travail. Plus qu'un luxe, une nécessité. En arrivant, elle peut se
rafraîchir, se changer, enfiler "des habits civils" avant de commencer sa journée. "C’est une chance, bien sûr."


Elle dispose également d’un autre apanage, un lieu où garer son vélo en sécurité. De quoi éviter une des plaies du cyclisme : le vol. Elle sait l'agacement de ceux qui subissent cette avanie.
Elle a même lancé un site Internet voldevelo.com. Il permet aux gens qui se sont fait dérober leur bicyclette de le
signaler gratuitement et de mettre la photo du cher disparu. Les internaut

isabelle 07/02/2012 09:03


Effet de ton blog????Eric, mon compagnon a fait quelques boucles de ski de fond autour de la maison, hier, le temps du déjeuner. C'est bien damée, il s'est régalé et est revenu liquéfié malgré le
froid, les pieds bien chauds!!!!


Il trouve aussi les photos sublimes!


Il est l'heure de pointer notre bout de nez dehors , -23° encore ce matin, mais le soleil nous tend les bras, et nos élèves vont nous attendre.

renarde1 07/02/2012 09:28



Tu vois le skating ça réchauffe 
-23°C ça commence à faire un joli petit froid canadien !  Ici -11 ce matin, et vent deux fois plus forrt qu'hier, où j'ai peu rouler dans des conditions que j'ai trouvé agréables : rouges
toutes dégagées et cette fois ma tenue était au point ! Confort toute la sortie !



Christine 07/02/2012 04:14


C'est magnifique Brigitte, j'adore la  montagne mais là ca fait vraiment envie......profites en bien

renarde1 07/02/2012 08:54



Merci 



lta38 06/02/2012 22:10


Avec le vent et le brouillard souvent givrant, ce coin est vraiment plus blanc que blanc !!!


a+


 

renarde1 07/02/2012 08:54



en effet la forêt est féérique, en particulier dans la clairière derrière la Patente, où se situe la boucle d'initiation. Mais également tous les itinéraires raquette offrent un paysage
enchanteur !



Eric 06/02/2012 20:54


Tes photos sont splendides !

renarde1 07/02/2012 08:52



merci beaucoup  mais y a pas de mérite, c'était assez "photogénique"



David 06/02/2012 19:37


Sublime, ton premier Mont Noir de l'année, et bravo pour le titre de l'article !


Bien sûr que tu arriveras à en faire quatre


En tout cas, toi qui avais souhaité faire plus de ski cette année, tu es plutôt gâtée car les conditions sont excellentes ! (un peu moins pour le vélo, mais bon...)

renarde1 06/02/2012 20:11



Merci David ... c'est vrai malgré toutes mes sorties hivernales en montagne je reste émerveillée devant "le vrai hiver" 
C'est vrai que pour le ski cette année il y a de quoi faire ! Et en vélo c'est rude ... j'ai encore la chance d'avoir des routes dégagées et sèches  !



Philippe 07 06/02/2012 18:48


Moi j'ai une petite idée pour ne pas se geler et avoir que le vent dans le dos avec la sncf tout  est possible pour jeudi aprés midi mais loin de 200km j'en ais pas encore les cannes à
suivre a+

renarde1 06/02/2012 19:38



Eh oui jeudi est la meilleure journée ... mais je travaille le mercredi et le jeudi  ... bon j'ai au moins sauvé
aujourd'hui avec 111 km  - et je n'ai pas eu froid , l'équipement est au point 



isabelle 05/02/2012 23:04


Le Moulin Rouge ne m'en voudra pas si je reprends son slogan: "C'est féerique"!


Même moi qui passe 5 mois dans le blanc, je viens encore en prendre plein les yeux sur ton blog. Je me demande comment vous n'avez pas eu froid aux pieds?


-26° au bord de l'Isère ce matin, au pied du funiculaire, chez moi et -22° sur mon balcon à l'abri. Le soleil a vite réchauffé l'atmosphère en altitude et à 2700m, c'était agréable à skier pour
des gens bien équipés.


On peut dire que cette sortie est un clin d'oeil à Olivier.

renarde1 05/02/2012 23:15



Froid au pieds ? ah non, en ski de fond ça ne m'est jamais arrivé. En ski de piste oui ! deux ou trois fois !
Je pense que le skating fait beaucoup travailler les pieds ! d'ailleurs j'ai des courbatures sous les pieds 
Belles températures record dans tes montagnes ! Mais il est vrai que les rayons de soleil en février, en montagne, donnent un peu de chaleur quand même. 
Un clin d'oeil à Olivier ? Oui bien sûr (et il était prévenu) ... le Mt Noir c'est son jardin 



Alice DELVA 05/02/2012 22:07


MERVEILLEUX ! photos que je voulais faire hier à la ruchère 


aujourd'hui Meaudre dans une tres belle ambiance hivernale aussi.

renarde1 05/02/2012 22:30



Sûr les forêts sont fantastiques en ce moment !!! Je vois que tu te mets au ski de fond de plus en plus pour suivre le fistopn