Le ski de pente raide

Publié le par renarde1

Jeudi 24 janvier, aiguillettes de Vaujany

Aujourd'hui j'ai remis les skis dans un couloir : pas le couloir du premier étage, non, un grand couloir de 300 m qui relie le sommet des aiguillettes de Vaujany au ravin sous le col du Couard. C'est la première fois de l'année que je refais une "4.2" , c'est pourquoi j'en profite pour écrire là-dessus ! 

Vous noterez tout de suite que je n'ai pas fait de photos : une superstition confirmée à deux reprises par une chute me retient de faire des photos d'un couloir avant de le skier. Bien sûr ceci ne s'applique qu'aux couloirs que nous désignons par ce que Rozenn appelle "les chiffres dicibles" , c'est à dire au-dessus de la difficulté 4.1 ou 4.2 (soit plus ou moins au-dessus de 40° à 45° de pente) 
J'ai voulu en faire après ... mais il n'était pas tellement joli vu d'en bas !

Le ski de pente raide n'est pas le ski extrême ... mais il s'en rapproche un peu (juste un peu) . La chute y est parfois interdite(heureusement pas toujours) . Ca me fait toujours peur ... et pourtant, à quelques reprises dans l'année, je ne peux pas m'empêcher d'y revenir : sinon ça me manque.

La pente raide, c'est raide comment ?  Les personnes qui ne connaissent pas la rando sont parfois un peu surprises quand je leur dit que les pistes noires de station sont tout de même assez plates, à côté de nos couloirs. Ils essayent toujours de me trouver une piste noire quelque part qui est vraiment, VRAIMENT raide !
En général, je laisse dire. Et je me souviens toujours du moment , en pente raide, où il faut faire le premier virage . 
Une fois seulement, c'est le 2eme qui a été difficile : j'ai regardé, horrifiée, les traces de mon premier, je me suis dit, mais c'est affreux, je viens de tourner dans quelque chose de vertical ! Et là j'ai mis 10 mn à oser en refaire un !  Dans ces situations, le mental compte beaucoup, la concentration aussi. Certains couloirs, comme le Davin, sont très , très longs, on peut y passer plus d'une heure ... Si on n'ose pas tourner, il faut déraper : bonjour le confort de la position si ça dure !

Enfin ce matin, rien d'aussi long, pas de mur vertical, juste le plaisir de renouer avec ces sensations particulières face à l'Alpe d'Huez  ...

Publié dans Ski de randonnée

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