La Corima, le câble, le vent et moi !

Publié le par Brigitte

La Corima, le câble, le vent et moi !
Photo Jean-Luc

Photo Jean-Luc

Dimanche 19 mars 2017, vélo de route, 80 km, 1015 m D+ en 3h16

Participer à une cyclo, c'est aussi renouer avec quelques rituels bien plaisants et tout un plaisir "d'anticipation " toujours renouvelé ... préparation, trajet, retrait du dossard, rencontres. Cette fois-ci ne fait pas exception.

L'"avant " est l'occasion de retrouver Alice, Muriel et Laurent . Je discute aussi avec Pierre-Yves de Grenoble, et j'ai le plaisir de revoir Gil (l'Ange Blanc) que je n'avais pas vu depuis un long moment.

J'aime bien profiter de l'ambiance, je suis arrivée avec une bonne avance. Je prends tranquillement place dans le sas de départ, je suis loin, mais ça ne me dérange pas. Le vent souffle déjà bien fort , mais dans la rue, nous sommes un peu à l'abri.  J'échange un peu avec mes compagnons du moment ....

Oui, oui, je vais faire le grand parcours ....

J'aurais mieux fait de me taire car je ne sais pas pourquoi, je touche ma manette droite et la sensation qui en résulte est anormale. Ca bloque. Je ne peux plus changer de vitesse ... Un oeil sur le câble, sans aucune tension.

CROTTE DE BIQUE !

A une minute du départ, me voici bloquée sur le pignon de 12 .
Les conseils fusent , en particulier celui de retourner sur les stands voir si je peux faire arranger ça à l'atelier. Mais je n'y crois pas. D'une part, il sera trop tard pour prendre le départ au milieu des groupes. D'autre part, je pense que la tête du câble est peut-être coincée, pas simple à changer, ce n'est pas le style de réparation qui peut se faire sur place.

Dès ce moment, je renonce au grand parcours ... donc au projet initial. Quand quelque chose ne tourne pas comme j'aimerais, dans la vie en général, comme à vélo, j'essaye de recadrer mes attentes, de les substituer par d'autres. (même si parfois, il m'est arrivé de tout saboter par dépit ) 

Je vais essayer de faire quelque chose quand même de cette journée ! Un bon exercice, si possible ...en revanche, je ne pars pas tellement vite, ayant un peu perdu la niaque dans l'histoire.


J'ai trois plateaux, je vais déjà grimper le Colombier (le petit, pas le grand ;-) ), au pire sur le 30x12 (bon OK ce n'est pas vraiment conseillé mais bon ...) et j'aviserai.

La première bosse légère passe en danseuse sur le 39, et à la seconde (Eyguebelle) j'essaye de passer sur le 30 .... impossible :-(  La chaine "gratte" ... mais reste sur le 39 ... me voilà bien ...) .

Il me reste deux vitesses 50 x12 et 39 x12 !

J'enquille donc la seconde bosse qui est loin d'être plate et pas si courte que ça, tout en danseuse, je ne monte pas si mal et je double beaucoup ... et bien sûr les remarques ne tardent pas "Tu tires trop gros" "change de vitesse" etc . Ils me prennent pour une andouille et je suis à deux doigts de m'énerver ...

Je m'arrête au niveau de la voiture Mavic espérant qu'on puisse bloquer ma chaine sur une vitesse intermédiaire, mais personne ne peut rien pour moi. Même tentative auprès d'une voiture d'assistance (de quelqu'un ?) garée là. Le pire est que le gars tire sur mon câble qui maintenant pendouille, il bavarde pour rien avant de me dire d'attendre une hypothétique voiture d'assistance officielle. Ben non, pas pour moi.

 
Je réussis à passer à la main le plateau de 30 ... ouf pour finir MontJoyer, ça monte fort (9%) , même ainsi c'était limite, avec un vent de face de folie. Je repasse ensuite sur le 39, je n'aurai plus le courage de m'arrêter pour la manip manuelle pour la suite.

Les décisions ont fini par mûrir, je tourne à gauche ... sur le petit parcours. Pas envie de risquer une blessure en passant tout en force pendant trop longtemps.

Quand je pense au boss qui en 2007 avait fait tout Paris-Brest-Paris avec ce souci ....

Pour la suite, je ne me débrouille pas trop mal, compte tenu du vent violent et de ma faible marge de manoeuvre en ce qui concerne les vitesses.

Une sympathique cycliste d'Annecy m'accompagne un petit moment. Je trouve même un groupe dans la plaine qui sera d'une grande aide sur 5 ou 6 km, avant que je décroche, le rythme étant un peu trop soutenu.

La remontée vers Marsanne est terrible quand même, cumulant pente et vent de face. Le plus curieux est que je double quand même du monde !

Je fais tout debout sur les pédales à 30 tours/mn et c'est vraiment en zig-zag que j'arrive dans le village, où j'entends la même remarque "qu'est-ce qu'elle tire gros!"  ...

Rester calme :-D :-D

La Corima, le câble, le vent et moi !

Il faudra que je retourne faire ce bout de côte dans des circonstances normales car là elle m'a paru sacrément dure !!!

Heureusement il reste le retour, globalement descendant et vent favorable ... longue descente ultra rapide, mini-remontée à fond jusqu'à Espeluche , enfin, ça fait du bien :-D

Je termine ce parcours avec un temps officiel de 3h16 et une moyenne officielle à 23,8 km/h  compte tenu des arrêts mécanique et ravito, car j'ai laissé tomber l'idée du chrono. Le GPS affiche un bon 24,5 de moyenne roulée ce qui, compte tenu des circonstances me semble remplir le cahier des charges du "bon exercice".

L'avantage d'avoir "recyclé" quelque chose qui tournait mal, c'est que je ne me suis pas déplacée pou rien, et que le dépit du départ est pratiquement effacé !

Je reviendrai à la Corima pour faire le grand parcours !

L'accueil était top, l'ensemble est bien organisé et les parcours valent le détour, tout en étant assez roulants pour s'adapter au début de saison.

De retour très tôt à Montélimar, je peux profiter de nombreuses rencontres, déjeuner avec Jacques Barge (qui a fait le même parcours que moi, mais en venant de chez lui près de Tournon ... et en ayant bouclé la veille un énorme chantier de 320 km !) , croiser Julien et Marjolaine (3 eme scratch féminin sur le 78 km), Yohann et Eddy , retrouver Alice, Muriel et Laurent de retour de leur parcours, 111 km en mode rando "active" pour Alice et Muriel, et 157 km pour Laurent.
Lionel V, après un trail dans le coin, vient faire un petit coucou à l'arrivée de la Corima et est étonné de me trouver déjà sur place !

Un peu plus tard, je revois avec plaisir Jean-Luc Barlet (qui a fait le grand parcours) avec sa petite famille. Nous ne nous étions pas recroisés depuis notre rencontre organisée à Sisteron en 2012 !

Alice et Muriel au départ de la Corima

Alice et Muriel au départ de la Corima

Publié dans vélo

Commenter cet article

l'ange blanc 04/04/2017 14:37

Ben quoi tu tirais trop gros, tu es en pleine préparation et tu travailles la puissance quoi ! Bon désolé pour toi car tu étais parti pour le grand parcours et du coup tu te retrouves en carafe par rapport à tes plans mais bon sans abdiquer tu retournes la situation en faisant malgré tout un très joli temps sur le petit parcours et ce malgré cet handicap majeur et en plus face à un Mistral qui décoiffé pas mal. Comme d'habitude à la Corima des bénévoles au top et un repas correct mais par contre un vent vraiment pas agréable avec en plus un parcours (le 111) qui reste exposé plus de 80 % du trajet. Il faudra peut être que l'organisateur pense à descendre du côté de Nyons, Châteauneuf de Bordette et retour par Eyrolles, Dieulefit et Montélimar pour éviter trop de vent négatif et pour rendre visite à la "vraie" Drôme Provençale !!!

Brigitte 05/04/2017 22:24

C'est vrai qu'en fin de compte je n'ai pas gardé mauvais souvenir de cette petite séance de force :-D
Quant au dessin des parcours, tu as raison : le mistral est très, très fréquent à Montélimar, spécialement à cette période "intersaison" ... il faut partir vers Nyons Sur le 111 le faux plats de la Roche St Secret est terrible vent de face !

KIKI-129 23/03/2017 14:40

Dommage que comme dit Gégé un cyclo ne t'aie pas aidée à mettre la chaîne sur un pignon du milieu en bloquant le dérailleur Ar, ainsi tu aurais pu utiliser les 3 plateaux, bravo pour le parcours digne du big boss, tu es une winner

Brigitte 23/03/2017 17:24

Personne ne semblait connaitre, je vais apprendre à le faire moi-même :-D

james 22/03/2017 00:05

C'est quand même vrai que tu tires trop gros !



Suis plus là ;)

Brigitte 22/03/2017 08:06

T'as de la chance, tu es loin ;-)

Gégé le Breton 20/03/2017 22:41

C'est dingue ce que tu as dû faire car monter la côte de Montjoyer avec un 12 dents, bonjour la galère .....Permets-moi quand même de trouver très étonnant qu'aucun cyclo ne t'ait proposé une solution provisoire moins pénalisante et facile à mettre en oeuvre : on serre l'une des 2 vis de butée du dérailleur pour obliger la chaîne à rester sur un pignon plus grand que le 12 ( 15 ou 16 dents si la vis est assez longue), ce qui permet en plus d'utiliser les 3 plateaux.

Brigitte 21/03/2017 07:53

C'est ce que j'ai demandé à deux reprises, mais personne ne connaissait cette solution ; je savais que c'était possible mais ne me souvenais plus comment m'y prendre.

Cricri le cyclo 20/03/2017 20:53

aussi dingue que le boss tu es... et c'est un compliment :-)

Brigitte 20/03/2017 21:17

Tu n'as pas besoin de préciser que c'est un compliment ;-) ;-)