Angleterre 2025 Dernières péripéties et ... et retour au confort (épisode 4)
Vendredi 29 août, vélo de route , 54 km, 525 m D+
Après le déluge prolongé de la nuit, nous empaquetons une tente bien trempée avant de partir. Même si nous avons pris le petit déjeuner au sec, le ciel n'est pas très engageant : c'est toujours instable. Nos voisins de camping, qui ont un petit van, nous offrent un café et ce n'est pas de refus ! Un moment bien sympathique.
Après la petite ville de Bridport, atteinte sans remettre les roues sur l'A35, nous continuons sur l'itinéraire cycliste national n° 2 et c'est vraiment joli .
Et, pour une fois, pas trop dur , avec une alternance de montées et de descentes courtes et sans difficultés.
On voit souvent la mer, chouette matinée !
Évidemment, on rate le balisage et on fait une erreur (bien visible sur le tracé ) du côté de Long Bready .
Et il se passe deux choses :
1) ça grimpe à 18 % et on doit pousser
ET 2) le raidard débouche droit sur l'A39
Là, je fais un refus TOTAL ! Je veux redescendre ce qu'on vient de grimper et pis c'est tout !
J'ai bien fait d'insister : on retrouve l'itinéraire n° 2 et il nous amène ... à un second raidard , où on devra pousser également car il est plutôt long, mais il amène dans un très, très joli coin, près d'une tour depuis laquelle on a un panorama fantastique ... De là, on restera sur un itnéraire vélo, dont une partie en site propre, jusqu'à la ville de Dorchester . Toute la descente depuis la tour se fait sous une averse très marquée .
Nous déjeunons à Dorchester, dans une sorte de resto-boutique italien très animé, avec un vieux couple d'anglais que le patron (italien) fait beaucoup rire. L'endroit parfait pour s'enfiler une assiette de spaghettis à la Bolognaise . Mon cerveau disjoncte un peu quand j'entends parler à la fois anglais et italien .
La ville elle même n'a rien d'extraordinaire, mais le seul fait qu'on puisse y entrer (et en ressortir) à vélo sans circulation la rend sympathique.
Nous sommes arrivés trempés, et nous repartons sous la pluie . Modérée au départ, celle-ci ne fait que se renforcer, tandis que l'itinéraire devient très facile à suivre et presque plat. Nous n'avons pas réussi à réserver le camping , et quand on arrive à Wool, sous ce qui ressemble de plus en plus à des trombes d'eau , il y a un panneau "Full" (complet) sur le portail 😱
Nous sonnons ... et sommes accueillis dans le bâtiment de la réception, tandis que ça tourne au déluge, dont la violence surprend les anglais eux même, plus habitués à la bruine qu'aux phénomènes genre épisodes cévenols ... même la terre anglaise, qui a souffert de la sècheresse, n'absorbe pas toute cette eau et le patron du camping se retrouve à gérer une inondation dans les douches !
Ça dure encore une petite demi-heure ... après tout cela, on ne peut pas nous virer 😁 et on nous trouve un emplacement dans un terrain qui , finalement, n'en manquait pas . C'est très cher mais comment faire les difficiles ?
Le soleil revient ... mais trop tard pour faire sécher la serviette, les vêtements lavés la veille ou mouillés le jour même. Nous essayons le sèche-linge, totalement inefficace ... cette histoire de linge mouillé induit une sorte d'inconfort dans le voyage, même si il reste des choses sèches stockées dans les sacs étanches .
Par bonheur, à 5 mn à pied il y a un pub pour le dîner 😎 et ils font du Fish & Chips
Après la première étape très urbaine et complexe en Angleterre, on a commencé à réfléchir aux moyens de rentrer à Portsmouth autrement, par un autre itinéraire, en utilisant des ferries pour traverser les embouchures de rivières , pour finalement se dire qu'on allait trouver une ville où prendre le train. En effet, les retours (en direct ou en ligne) au sujet du train en UK étaient très positifs .
Nous pensions consacrer le dimanche à ce retour en train, avec une nuit d'hôtel le dimanche soir . Au vu de la météo annoncée pour le samedi (horrible) , je n'ai pas envie de camper une fois de plus le samedi soir.
Donc l'idée est désormais de rejoindre Bournemouth à 40 km, le lendemain matin , et de trouver un train et une nuit d'hôtel de plus pour le samedi soir .
Samedi 30 août, vélo de route, 41 km , 236 m D+
L'étape est un peu comme je l'avais imaginée ... assez compliquée et un peu triste aussi, sous un ciel bas, essentiellement sur des pistes cyclables longeant des voies rapides . Malgré la signalisation vélo, on réussit à se perdre quand même .
La première fois, dans un quartier résidentiel où l'on tourne en rond , car on n'a pas compris que la route que l'on suit est ... circulaire, avec le même nom et tout et tout 🤣
La seconde fois , on a quitté par erreur le fléchage vélo, il y a juste 500 m de voie rapide à suivre et du coup , comme ça monte fortement, on se met à pousser le vélo derrière la barrière de sécurité ... mais les sacoches passent trrrrrès difficilement !
Ensuite, le flèchage vélo retrouvé nous emmène sur du gravel dans les bois , c'est indiqué "Bourne Valley" ... quand je pense que j'utilise "l'eau de la Bourne" pour arroser mon jardin à Bourg les Valence !
En retrouvant les maisons, on arrête de jouer, on demande à un habitant de nous indiquer la gare, qui est encore à quelques kms, et cette fois on y parvient sans encombre, enfin presque , car à 200 m de l'arrivée il n'y a plus un panneau et la gare est planquée !
Il se met à pleuvoir fort, le quartier n'est pas sympa mais par contre , tout se passe bien pour le train , sans retirer les sacoches, même avec le changement à Southampton , il y a assez de places vélo dans les wagons.
Dans le train, on s'occupe de la recherche d'hôtel : si pour le dimanche soir il y a des tarifs incroyables à l'Ibis au centre ville, pour le samedi soir c'est plus loin et plus cher au FarmHouse Hotel .
Ce que je regrette un peu, c'est d'être arrivée à Bournemouth de cette façon . En regardant bien la carte, il y avait moyen, en prenant un ferry, de traverser depuis les environs de Corfe Castle et de rejoindre les plages de Bournemouth , et de voir la côte Sud qui est très belle . Mais il faut avouer que le temps ne donnait pas très envie de voir la mer.
A l'arrivée, nous faisons à nouveau quelques kilomètres en ville sous la pluie battante pour arriver au Farmhouse Hotel bien trempés ; celui-ci, très confortable, nous est apparu comme une sorte de petit miracle sec au milieu de cette journée humide , surtout quand on nous a permis de mettre les vélos dans une salle du bâtiment ... même pour dîner il n'y avait pas besoin de sortir !
Dimanche 31 août , visite de Portsmouth à pied et en vélo , 17 km
Lundi 1 er septembre , visite de la Spinnaker Tower, et ferry pour Ouistream
Maintenant qu'on loge au sec, le ciel s'est grandement calmé, même si les nuages lâchent encore parfois quelques gouttes . La visite de la ville est agréable, même si, comme on est dimanche, il faut privilégier les secteurs de la plage (Southsea) et du port (qui abrite un centre commercial énorme et tout ouvert) . Le centre ville, qui n'a rien d'extraordinaire, est un peu déserté
C'est le moment pour faire des photos !
Lundi matin, nous avons visité l'étonnante Spinnaker Tower , qui présente la particularité d'avoir, à 100 m de hauteur, une plateforme de verre transparent sur laquelle on peut marcher si l'on se déchausse. Peu de visiteurs le font ! Seul le premier pas est un peu impressionnant, mais je suis à peu près insensible au vertige depuis 1986 et les voies d'escalade dans le Verdon 😶 ... Sensations étonnantes tout de même !
Southsea - Sur la dernière image, je joues des pièces de 2 pences, mais je n'ai rien gagné . Ca me rappelle des souvenirs d'enfance !
Mardi 2 septembre 2025, vélo de route, 70 km , 400 m D+
Il nous reste une petite étape normande pour rejoindre la maison de famille où le cousin de Jérôme nous attend , et notre voiture . Un dernier démontage de la tente (sous la pluie cette fois), un petit déjeuner (français) pris dans un café de Ouistream pour ne pas se mouiller davantage, puis une étape qui se termine presque sous le soleil, avec un très fort vent de Sud .
Plus simple de circuler qu'en Angleterre dans cette région qu'on connaît bien ... mais il peut aussi y avoir des surprises ... des routes barrées, des impasses ... et bien sûr je n'échapperai pas, comme l'an dernier en Espagne à ma petite crevaison de fin de voyage à 15 km de l'arrivée . 😧
Nous aurons la flemme de repartir pour le retour voiture avant le lendemain !
J'écrirai un petit article sur les modalités pratiques ultérieurement !
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